Département de la HAUTE GARONNE (31) 
Ville de TOULOUSE

Affaire : FAFI ("Hanky Panky Girls")

PIECES JOINTES :    
   

PROCES VERBAL DE CONTRAVENTION

Le 27 Juillet 2002 à TOULOUSE,
Vu les articles :

L.322.1 et suivants du nouveau code pénal,

NATURE DE LA CONTRAVENTION : 
Peintures dans les rues de Toulouse, New-York,Tokyo... 

 
 

IDENTITE DU CONTREVENANT :          

Ton blaze ?
FAFI.

Ton age ?
26 ans.

Site internet ?
www.fafi.net

Ville ?
TOULOUSE.

Où , quand , avec qui tu as commencé à peindre ?
J’ai commencé à peindre en 1994 avec KAT, à TOULOUSE.

Des influences ?
Les clips, les magazines de mode, AMANDA LEPORE, mes copines, les filles de New-York et Tokyo, COOP, le tattoo oldschool, moi.

Quelles sont tes motivations pour peindre ? c'est pour faire passer un message ou pas ?
L’ubiquité, le seul message est d’apposer une présence féminine dans un lieu, avec douceur, sensualité, humour, et de la couleur.

Pour toi le graff c'est quoi ?
Le graff c’est un monde parallèle.

Tu penses que tu as développé ton propre style a ce jour ?
Mes personnages sont des filles peintes à l’acrylique, nous sommes plusieurs à faire ce genre de peinture, les miennes sont expressives, dans l’air du temps, elles ont la pêche.

Quand tu revois ce que tu faisais à tes débuts, tu en penses quoi ?
Je les aime!Je remarque que je suis passée de personnages statiques et irréels à des personnages auxquels ont peut s’identifier.

Un writer ou crew que tu estimes particulierement ?
Ìl y a beaucoup de graffeurs que j’estime.
J’ai un penchant pour OS GEMEOS pour leur poesie...

En ce moment sur la région toulousaine tu remarques qui en particulier ?
Personne depuis qu’il n’y a plus de murs pour peindre.
Tout le monde s’est calmé...

Les personnes qui pour toi ont bien fait avancer le mouvement graffiti sur Toulouse ?
La TRUSKOOL, indiscutablement, pour leur façon de voir le mouvement, leurs graffs, leur esprit, l’engouement qu’ils ont crée.

Es tu du genre solitaire ou a bouger en groupe ? Pourquoi ?
Les deux, j’adore peindre en groupe c’est un moment special de partage, de taquinerie, d’émulation, et j’aime me retrouver seule, tout peut arriver, le pire comme le plus insolite.

Que penses-tu du niveau actuel du graffiti à Toulouse ?
Il y a de trés bons graffeurs et de trés mauvais taggeurs. Je regrette l’époque où je kiffais de voir de beaux tags.

Que penses-tu de l'état d'esprit des writers locaux ?
Je ne connais que les “ vieux” et j’adhére.

C'est quoi qui t'enerve dans le graff ?
Rien. A part les réaction super-négatives de certains bloqués du cul qui se sentent attaqués lorsqu’on peint.

Tu t’es déjà fais toyer ?
Oui, ça arrive, ça fait partie du jeu, si tu ne veux pas être atteint par les autres, il faut peindre chez toi.

Tu t’es déjà fais souvent serré ?
2 ou 3 fois. Je n’ai jamais eu de problèmes.

Tu arrives a " vivre " du graffiti ou tu as d’autres activités en parallèle ?
J’essaie de vivre de ma peinture et de mes dessins en travaillant pour des magazines de mode, en faisant des expos, j’ai crée ma marque de vêtements.
Je ne conçois pas de faire autre chose comme métier, c’est pas évident de vendre ce qu’on aime, j’ai été déçue certaines fois, à présent je sais avec qui je dois marcher.

Comment tu vois ton avenir dans le graffiti ?
Je me vois peindre dans la rue quand j’en ai envie.

Tu exposes souvent tes toiles? Parles nous de ta ligne de vetements ?
Pas souvent parce que préparer une expo, c’est trés long.
Ma ligne a commencé par des tee-shirts, je souhaite élaborer une ligne compléte avec des accessoires destinés à des filles chics à talons.

Une anecdote lors de sessions ?
Quand tu peins dans la rue, il se passe toujours un truc : une rencontre avec un fou, une folle, un poéte, un alcoolique, un détracteur hysterique...
Je n’ai pas de souvenir précis, la dernière fois que j’ai peint, c’était avec Lus, à New-York. On surveillait chacune son tour, les flics sont arrivés , il y avait un homme et une femme, la femme était séche mais le type était mort de rire parcequ’on était en claquettes et qu’on peignait comme ça, tranquillement, à l’aise quoi !
On lui a dit qu’en France c’était autorisé, genre les filles innocentes, qu’on savait pas.... Ils nous ont dit de dégager, on a repris nos affaires et on est parties, le lendemain, la peinture était déja effacée...

Pour toi quel est l’endroit le plus chaud que tu te sois tapé ?
Vu que je passe au mois 2 heures sur une peinture, je peux pas etre dans un endroit chaud la nuit, alors j’y vais au culot, en plein jour, genre c’est autorisé quoi! Avec cette technique, personne ne se pose plus de questions. Plus c’est flag, mieux c’est!

Ton plus gros flip ?
Le peu de trains que j’ai fait.

Ton meilleur moment dans le graff ?
Lorsqu’on peint avec TILT qui arrête pas de râler. Je reste zen.

Un mot sur ce que tu penses sur la politique de nettoyage a Toulouse ?
La conséquence a été de donner naissance à un graffiti plus vicieux: gravure, tags sur les devantures, sur les fourgonettes, ils ont complétement abimé les murs. Je remarque également qu’ils n’effacent pas certains tags et tops et se depêchent d’effacer le graffs couleurs pour
exiter les gens et les en dégoûter.

Un p'tit mot pour Douste ?
Je m’en fous, je n’ai rien à lui dire, mon but n’est pas d’être de méche avec la mairie, c’est peut-etre le paradoxe toulousain : être reconnu ailleurs et effacé dans sa ville. De toute façon, il est de notoriété publique que la ville rose ne sait pas garder des artistes.

Des projets pour bientôt ?
Une expo en decembre 2002 à Paris, un livre...m’amuser...

Autre chose a ajouter ? une big up ?
J’embrasse LUS, la TRUSKOOL, SHARP, JON ONE, OS GEMEOS, ALEX M.A.C,ATN, ORUCE, PLUME...

 

 

 
   
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